Découvrez dans quels secteurs réinvestir suite à la baisse des marchés.

Bonjour à tous,

D’abord, nous espérons que tout va bien pour chacun d’entre vous ainsi que pour vos proches. Après une correction sur les marchés financiers internationaux d’une violence historique, ou pas une zone, pas un secteur, n’aura été épargné, la semaine dernière à vue se former un (début de) rebond, puissant également, (Dow Jones + 16%, CAC 40+ 11% et +9% pour l’Eurostoxx 50). Bien qu’il s’agisse avant tout d’un rebond purement technique, et que nous pensons que nous ne sommes probablement pas au point le plus bas de cette phase de correction, nous entrons dans une zone dans laquelle on commence à entrapercevoir, après la stupéfaction, des éléments de visibilité sur le traitement de la crise sanitaire par les différents pays ainsi que les résultats obtenus.

Ces prémices de visibilité nous permettent de commencer à réfléchir à l’opportunité de reprendre des positions sur le marché. Evidemment les interrogations demeurent sur le meilleur moment pour investir et sur les secteurs d’investissement à privilégier.

Cette note d’information a pour but de partager avec vous nos convictions.

Le point sur la situation au 29 MARS

Dimanche 29 mars, après environ 30.000 morts et quasiment 700.000 personnes atteintes depuis le début de l’épidémie, dans 183 pays, c’est plus de 3 milliards de personnes dans le monde qui sont confinées chez elles, pour éviter la propagation du Covid-19. Des secteurs entiers de l’économie sont à l’arrêt (Tourisme, transport aérien…) et on commence à voir les prémices d’une véritable explosion du chômage, notamment aux Etats Unis.

Toutefois, il est important de distinguer l’impact de cette crise par zone géographique mais aussi par secteur d’activité.

Asie

Si certains mettent en doute la fiabilité des statistiques chinoises, de grandes entreprises internationales nous donnent quand même des signes très encourageants pour le Chine et l’Asie ou l’activité reprend progressivement, et de manière très digitalisée.

A titre d’exemple, Nike a réouvert En Chine 80% de ses magasins et enregistre des hausses de ses ventes en ligne de près de 100%.

Europe

En Europe, le confinement bat son plein dans la plupart des pays même s’il n’y a pas d’homogénéité ni même d’accord entre les différents pays sur la manière de traiter la crise sanitaire. D’un point de vue économique, la situation est un peu différente, même si des mesures de soutien se mettent en place pays par pays, la Banque Centrale Européenne a annoncées la mise en place d’un dispositif exceptionnel de 750 milliards d’euros.

Etats Unis

Les Etats-Unis sont maintenant le pays le plus touché de la planète en termes de cas confirmés (124.000) et le nombre des décès serait au nombre de 2 185 (le 28/03/2020). L’Etat de New York est de loin le plus touché avec plus de 50.000 cas recensés et 728 décès.

Pour l’instant, Donald Trump, se refuse à placer les Etats les plus touchés en quarantaine, s’appuyant sur le fait que le remède (confinement) pourrait faire beaucoup plus de dégât que le mal lui-même provocant une crise économique majeure, du chômage, de la pauvreté et en bout de chaine des conséquences en pertes humaines supérieures à celle de l’impact du Covid 19. Et en effet, la semaine dernière, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont explosé aux Etats-Unis pour dépasser 3.000.000 ce qui constitue un record absolu. C’est cinq fois plus que le précédent record qui remonte à 1982 et prés de 60% de ce que l’économie américaine avait perdu en 1 an lors de la crise financière en 2008-2009. En 2020, il est probable que ce chiffre soit atteint en 2 semaines.

Pour faire face à la crise, Le président américain Donald Trump a signé vendredi un plan de soutien de 2.000 milliards de dollars visant à soutenir l’économie des Etats-Unis face à l’épidémie de coronavirus en cours.

Toutefois, malgré l’ampleur des mesures prises par l’état américain, nous pensons qu’il est possible que nous n’ayons pas encore passé la véritable phase de panic qui pourrait prendre la forme d’un exode massif des « riches » citadins vers les campagnes

Afrique

Quarante-six pays sont désormais touchés par le coronavirus sur le continent africain. On dénombre 4 282 cas pour 134 morts. Certains pays ou région ont pris des mesures de confinement, tandis que d’autres ont annoncé ne pas prendre de mesure de confinement faute de moyen (note : c’est aussi le cas du Brésil en Amérique du Sud).

Par secteur d’activité

Si on regarde par secteur d’activité, et même si certains ont moins baissés que d’autres, difficile de trouver des rescapés dans l’effondrement des dernières semaines. En revanche, nous sommes encore plus convaincus de la nécessité de se positionner sur des secteurs en croissance structurelle en phase avec les changements à venir dans nos façons de vivre. Cette crise du « Coronavirus » devrait faire s’accélérer les mutations entamées par la révolution digitale qui soit dit en passant nous aide à traverser cette période de confinement dans de relatives bonnes conditions. Nous pouvons avoir des nouvelles de nos proches et moins proches en un clic par les réseaux sociaux, beaucoup d’entres nous peuvent travailler depuis leurs domiciles, nous pouvons faire nos courses en ligne (quand ça fonctionne) et disposer d’un tas de service à la demande arrivés directement dans nos box internet et/ou réseaux 4G. Les secteurs du digital, de la santé, de la sécurité des personnes et des biens, et de la logistique devraient donc vraisemblablement tirer leur épingle du jeu.

Par ailleurs, difficile de ne pas voir dans l’expansion de cette pandémie les conséquences de la mondialisation et de l’impact de l’humanité sur la planète. Après cette crise, impossible de ne pas revoir une partie de nos modèles, relocaliser une partie des chaines de production, ne serais ce que pour une partie de nos médicaments ou par la mise en place de circuits courts alimentaires. Par ailleurs, on constate en parallèle que les mesures de confinement des humains sont particulièrement bénéfiques pour la planète. Nous y voyons la aussi la confirmation de la nécessité de pousser une thématique d’investissement longue dans les secteurs de la transition énergétiques et des énergies renouvelables qui seront sans aucun doute constitutif d’une stratégie d’investissement performante sur les prochaines années.

Mais est ce le bon moment pour investir, ou est-ce encore trop tôt ?

Points positifsPoints négatifs
Relances budgétaires fortes de toutes les principales économies

Soutient des banques centrales

Avancées sur les traitements et les dépistages

Pas encore de visibilité sur les pics (attendu à différentes périodes en fonction des pays)

Crainte d’une possible « deuxième vague » en Asie (et ailleurs)

Crainte d’une possible mutation du virus

Manque de visibilité sur les impacts économiques long terme du confinement de plusieurs milliards de personnes

 

Au-delà des aspects très courts terme de cette crise, nous pensons que pour nos clients et investisseurs, la première question à se poser aujourd’hui est celle de la temporalité.

Pour combien de temps suis-je prêt à investir ?

Ensuite, si la réponse est supérieure à 10 ans, la deuxième question est celle de sa conviction dans la performance de certaines entreprises ou certains secteurs d’activité.

Par exemple : Est-ce que les sociétés spécialisées dans le développement de l’intelligence artificielle vont gagner de l’argent dans les prochaines années ?

Si les réponses aux deux premières questions sont validées, vient enfin la dernière question, celle du meilleur moment pour investir.

Est-ce que le marché à tapé son point bas ? Est-ce que c’est le moment de se repositionner pour prendre le rebond ?

A notre sens, il est encore extrêmement difficile de répondre à cette question et surtout par des « spécialistes » de l’économie et/ou des marchés financiers pour une raison simple. La crise que nous vivons n’est pas liée à un choc économique ou à un choc de marché ; elle est liée à une crise sanitaire. Les marchés financiers ne font que suivre et tenter d’anticiper les conséquences du Covid 19 sur l’économie. Autrement dit, si demain nous trouvons un traitement, le rebond sera brutal et violent à la hausse. Si nous n’en trouvons pas ou que nous devons faire face à une vague particulièrement violente notamment aux US, ils repartiront à la baisse.

En revanche, avec ce que nous savons du virus aujourd’hui, du programme de recherche en traitements, soin et dépistage, nous commençons à avoir une bonne idée de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas. Et si nous en sommes aujourd’hui tous réduit à être confinés à nos domicile, c’est plus par l’impréparation à la situation que par la situation elle-même. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder comment la crise a été gérée par la Chine ou même par la Corée du Sud qui n’a jamais confinée sa population.

Demain, même sans traitement, mais équipés de masque, de gants, de gel et de tests de dépistage massif, nous pourrons reprendre une activité « normale »

C’est la raison pour laquelle, si nos anticipations à très court terme se confirment, nous allons proposer à nos clients très prochainement de rependre du risque sur les marchés au travers de deux stratégies complémentaires :

  • Investissement progressif sur des thématiques de croissance structurelle pour lisser les points d’entrée (digitalisation, automatisation, robotisation, e-commerce, transition énergétique, santé, vieillissement des populations, sécurité…)
  • Mise en place de produit à objectif de rendements élevés de (de 7 à 9%/an) réalisables même en cas de prolongement de la baisse des marchés (jusqu’à -40% ou -50%)

Aussi dure et longue que soit cette crise, nous sommes convaincus qu’une fois passée, la dynamique des thématiques d’investissement que nous suivons depuis plusieurs année s’intensifiera. Et nous sommes convaincus que ces thématiques seront performantes à long terme. COVID-19 va très certainement marquer un tournant majeur dans nos économies développées, dans la manière dont nous consommons, dont nous nous déplaçons et dans notre rapport au monde en général. Les entreprises elles, vont devoir s’adapter ou plutôt accélérer leurs processus de transformation en utilisant encore d’avantage les nouvelles technologies pour se protéger contre ces menaces d’un nouveau genre. Les entreprises qui accompagneront ces évolutions devraient pouvoir tirer leur épingle du jeu, tout comme les investisseurs qui les accompagneront.

Farnault Investissement.

Notre cabinet de conseil en gestion de patrimoine gère 130 millions d’euros pour le compte de 230 familles et entreprises. Nous élaborons des stratégies d’investissement sur mesure, nous optimisons les solutions mises en place et la fiscalité. 

Ludovic Farnault est associé et CEO du cabinet Farnault Investissement. Conseiller en gestion de patrimoine depuis 15ans. Diplômé d’un Master 2 en gestion patrimoine et en cours de formation d’un Executive MBA, il accompagne ses clients pour leur permettre de matérialiser leurs objectifs financiers et patrimoniaux.


Contacter Ludovic :