La possibilité d’investir dans des fonds d’investissement non cotés via l’assurance-vie s’élargit grâce à la loi pacte, mais avec certaines limites.

Le Private Equity dans l’assurance vie devenu possible

Le capital investissement se démocratise

Investir en Private Equity, c’est la possibilité de financer des sociétés non cotées, comme des PME  ou des ETI et donc investir dans l’économie réelle. Il n’y pas si longtemps, ce type de placement était encore très confidentiel.

Une première vague de démocratisation a eu lieu grâce aux dispositifs de défiscalisation permettant de réduire l’ISF lorsqu’il existait, ou l’impôt sur le revenu, en investissant en direct ou dans des fonds spécialisés (FIP, FCPI…)

Depuis maintenant quelques années, ces supports étaient devenus éligibles à certains contrats d’assurance vie de droit français haut de gamme mais l’offre restait relativement restreinte et dans tous les cas, limitée à 10% du versement.

Pour les investisseurs les plus fortunés, la meilleure solution pour accéder à ce type de placement au sein de l’assurance consistait à passer par des contrats de droits luxembourgeois. La, en fonction de la grille de référencement de l’assureur, l’investisseur peut accéder à ce type de produit jusqu’à 60% de la valeur du contrat sans difficulté.

La loi Pacte avait pour objectif de largement démocratiser le capital investissement et un décret du 15 novembre 2019 permet désormais aux investisseurs de mettre une dose plus significative de Private Equity dans leurs contrats d’assurance-vie. Pour être précis, le décret a rendu éligibles les FIA (fonds d’investissement alternatifs), parmi lesquels on retrouve, les fonds de capital investissement (FPCI, FPCR, FPS…).


Primopacte de Primonial – Investir dans le Private Equity dans son assurance vie


Mais dans certaines limites 

Pour pouvoir accéder à ce type de support, l’investisseur devra être capable de mobiliser au minimum 100.000 € (ou 10.000 € pour les rares fonds européens d’investissement à long terme (ELTIF)), et les sommes engagées dans ces supports  ne pourront pas dépasser 50 % (10 % pour les fonds ELTIF) de l’encours total du contrat d’assurance-vie. Ces plafonds devront être appréciés lors du versement ou de la réalisation d’un arbitrage.

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Ludovic Farnault est associé et CEO du cabinet Farnault Investissement. Conseiller en gestion de patrimoine depuis 15ans. Diplômé d’un Master 2 en gestion patrimoine et en cours de formation d’un Executive MBA, il accompagne ses clients pour leur permettre de matérialiser leurs objectifs financiers et patrimoniaux.


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