Comment réagir et tirer profit de la baisse des marchés financiers ?

Disclaimer : Les informations présentent dans cet article ne pourront en aucun cas être considérées comme du conseil en investissement. En qualité de conseiller en investissement financier, nous communiquons des informations d’ordre général qui ne sauraient s’adapter à la diversité des situations individuelles de nos lecteurs. 

Si vous souhaitez bénéficier d’un conseil en investissement personnalisé, nous vous invitons à prendre contact avec nos conseillers en investissement financier par téléphone : 01 72 38 99 34 ou par mail.

Suite à une étude patrimoniale, nous pourrons vous proposer des solutions adaptées à la situation actuelle, en adéquation avec votre profil et vos objectifs.

Coronavirus : La situation actuelle sur les marchés financiers 

Coronavirus : retour sur les chiffres actuels de la pandémie

Le Coronavirus (Covid-19), originaire de Chine, a été découvert en début d’année 2020 par le grand public. Dans un premier temps, cette découverte n’a pas impacté l’optimisme des investisseurs. Les marchés se sont maintenus à des niveaux élevés (6100 points pour le CAC40) jusqu’à fin février. 

Depuis, la propagation du virus s’est accélérée, notamment en Europe et plus particulièrement en Italie, entrainant avec elle les marchés mondiaux. 

L’organisation mondiale de la santé s’est prononcée cette semaine sur l’expansion du coronavirus dans le monde. Elle considère que des “niveaux alarmants de propagation” ont été atteint et qualifie désormais la propagation du virus de pandémie.  

En effet, en date du 16 mars 2020 en fin de journée, le nombre de personnes infectées et de décès à travers le monde ont atteint de nouveaux sommets : 

  • Personnes infectées en Europe : 41.499
  • Nombre de décès en Europe : 1.744
  • Personnes infectées dans le monde : 151.000 
  • Nombre de décès dans le monde : 5.758
  • Nombre de pays touchés : 115

La  plus forte chute du CAC40 depuis sa création

Cette propagation exponentielle, et les incertitudes économiques qu’elle soulève, ont entrainé une forte chute sur les marchés financiers ces dernières semaines et la 2ème plus forte chute en une séance depuis la crise de 2008 ce lundi 9 février, soit 8,39% de chute. Jeudi 12 Mars 2020, le CAC était en chute de plus de 12% sur une seule séance, marquant un nouveau record historique de baisse, la même semaine. 

S’il apparait clairement que la crise sanitaire a des conséquences significatives sur l’économie mondiale, il est encore difficile de chiffrer avec exactitude les conséquences économiques pour les entreprises.

Le choc pétrolier 

En outre, cette crise sanitaire a été renforcée par les récentes décisions des Emirats Arabe Unis concernant la production d’énergies fossiles. Cette décision a entraîné un nouveau choc pétrolier, provoquant notamment une forte chute des marchés mondiaux, et entrainant le cours du BRENT à 33 points, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis 2016.

Face à ces incertitudes, les gouvernements et les banques centrales du monde entier, se prononcent et annoncent des mesures qui devraient tendre à stabiliser l’économie mondiale. Donald Trump a notamment annoncé la fermeture des frontières aux ressortissants européens et la banque centrale américaine a annoncé une nouvelle baisse des taux.

En France, les commerces non indispensables comme les restaurants et les discothèques sont fermés jusqu’à nouvel ordre.

Toutefois, ces mesures protectionnistes n’ont pas suffit pour rassurer les investisseurs et ont fait plonger les marchés mondiaux à nouveau ce matin.

Les perspectives de la création d’un vaccin

Face à cette crise sanitaire, l’issue la plus favorable serait la découverte d’un vaccin permettant d’enrayer la pandémie et de sauver un maximum de vie. 

Néanmoins, les scientifiques sont formels, il faudra encore plusieurs mois, voir plusieurs années pour trouver un vaccin, le tester, et le diffuser. 

En effet, l’institut pasteur, qui a commencé les premiers test le 11 mars 2020 pour son prototype de vaccin, a annoncé un délais de 18 mois avant la mise à disposition du vaccin à l’échelle mondiale. Or, disent-ils, le virus pourraient très bien avoir évolué d’ici à l’été 2021, comme cela a été le cas pour le SRAS en 2003. 

A priori, on parle donc d’une crise qui ne durera certainement pas quelques jours mais, à minima, plusieurs semaines.

Zoom sur les récents mouvements de marchés

Graphique CAC40 COVID-19
Monthly, CAC40, 1991-2020

A ce jour, l’ensemble des marchés mondiaux ont chuté, plus ou moins significativement.

Le CAC40 est passé de plus de 6.100 points à moins de 4.000 points en quelques semaines. Le Dow Jones est passé de 29.500 points à près de 21.500 points et le S&P 500 est passé de près de 3.400 points à 2.500 points.

Graphiquement, la tendance haussière qui portait les prix du CAC40 depuis 2008 a été cassée et il semble quitter son canal haussier. A 4122 points, il évolue encore très largement au-dessus du support historique et psychologique à 2500 points qui avait été formé suite à l’éclatement de la bulle internet et à la crise de 2008. 

S’il apparaît à ce jour peu probable que nous rejoignons à nouveau ce support, ce scénario n’est pas à exclure. En effet, rien n’indique à ce jour qu’une reprise de la hausse des cours durable est envisageable à court terme. De plus, certains indicateurs, comme le RSI, se rapprochent à grand pas des niveaux atteints lors de la crise de 2008 et pourraient entraîner une nouvelle chute des prix liée à la spéculation boursière. 

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’à ce jour, personne n’est en mesure de déterminer quel est le niveau de prix idéal pour réinvestir sur les marchés financiers. Il y a encore de trop nombreuses incertitudes structurelles qui compromettent toute analyse, et qui les plongent dans le domaine de la spéculation. Parmi celle-ci, on retrouve notamment l’absence d’information sur l’impact réel du coronavirus sur l’économie, l’absence de vaccin, l’absence d’une collaboration internationale dans la prise de décision, ou encore l’absence d’éléments structurels et tangibles permettant d’affirmer avec certitude qu’un retournement de marché est à prévoir à court terme. 

En d’autres termes, les prix pourraient très bien chuter à 2500 points, plus bas, ou remonter subitement sans jamais casser le support à 3.500 points. Tous les scénarios doivent être envisagés. 

La seule certitude à ce jour, c’est que nous sommes entrés en bear market (correction de plus de 20% par rapport au dernier top) et qu’il faut agir en conséquence pour sécuriser son portefeuille, et éventuellement, profiter des opportunités qu’offrent les marchés baissiers. 

Dans ce contexte, comment tirer profit de la baisse des prix et limiter ses pertes ?

Coronavirus : Comment tirer profit de la baisse des prix sur les marchés financiers ? 

La question des opportunités dont il est possible de bénéficier dans un contexte de marché baissier est intimement liée à la structure de votre portefeuille et aux décisions de gestion prises avant la chute des prix. De ce fait, nous ne pourrons traiter que de généralités qui concernent l’ensemble des investisseurs mais qui pourront vous donner les armes, ou du moins un support d’informations, vous permettant d’adapter ces solutions à votre portefeuille.


Si vous souhaitez bénéficier d’un conseil en investissement personnalisé dans cette période de tension sur les marchés, vous pouvez joindre nos conseillers en investissement financier agréés par l’AMF par téléphone : 01 72 38 99 34 ou par mail.


Marché baissier : Trouver le point d’entrée idéal

L’entrée idéale est une utopie. Il est impossible de prévoir avec certitude le point le plus bas d’une correction. De plus, cette notion est liée directement à votre profil d’investisseur, au niveau de pertes que vous êtes prêt à supporter et que vous avez déjà supporté, à vos convictions, aux supports visés, et sera par conséquent dépendant de vous. 

Plutôt que de spéculer sur la future baisse des marchés, ou une reprise à la hausse, nous avons choisi de vous donner des méthodes utilisées par les professionnels pour entrer sur un marché, sécuriser ses positions, et ainsi, limiter les risques de pertes. 

Définir le capital à allouer à l’opération

La première chose à faire, c’est déterminer le capital que vous souhaitez engager sur cette opération. Bien évidemment, il est plus que recommandé d’investir une faible partie de son capital disponible dans ce contexte. Ce choix sera également dépendant de la structure de vos portefeuilles, de vos liquidités, et de vos objectifs.

Entrer progressivement sur les marchés

Le niveau de risque sur les marchés financiers est d’autant plus fort dans un contexte d’incertitude. La volatilité atteint des niveaux records en intraday (12,3 % de chute hier sur le CAC40), et se positionner devient très risqué. Une méthode basique consiste à investir de manière fractionnée de faibles parties du capital alloué à l’opération à différents niveaux de prix. 

De cette manière, vous lisserez vos prix d’achats. Si les marchés continuent à baisser, vous pourrez continuer à entrer sur le marché progressivement. Votre prix d’entrée moyen diminuera à mesure que vous achetez moins cher. Si le marché repart à la hausse, vous pourrez tirer des bénéfices de vos différents placements. 

Par exemple sur le CAC40, vous pouvez choisir de placer 5% du capital alloué au projet à 4.200 points, 5% à 3.600 points et 5% si les marchés chutent à 2.800 points. De cette manière, votre point d’entrée moyen sera de 3533 points. 

Vous pouvez également choisir de pondérer votre entrée en augmentant progressivement la part investie sur le marché. En reprenant l’exemple du CAC40, vous pourriez choisir d’investir 3% à 4.200 points, 6% à 3.600 points et 9% à 2.800 points. De cette manière, votre point d’entrée moyen sera de 3.300 points.

Disclaimer : Rien n’indique à ce jour qu’il y aura une reprise ni quand elle aura lieu. Vous pourriez donc entrer et malgré cette stratégie, ne jamais atteindre à nouveau le point d’entrée si le marché reste en berne. Cette stratégie ne garantie en rien votre capital, vous pourrez en perdre tout ou partie. En outre, le CAC 40 est utilisé strictement à titre d’exemple pour cet article. Nous ne recommandons pas cet indice, ni aucun autre support financier. Si vous souhaitez connaitre nos convictions et notre modèle de gestion, nous vous invitons à prendre attache avec nos conseillers.

Conserver des liquidités

En complément, il est nécessaire de garder une grosse part de liquidité dans votre allocation. En effet, dans un contexte baissier, le simple fait de conserver des liquidités vous permet d’augmenter la quantité de titres achetables. De plus, cela vous permettra de vous positionner en cas de forte baisse des marchés et de sécuriser votre opération. 

Ainsi, vous pourriez décider d’employer 50% du capital alloué à l’opération à des investissements progressifs, et garder 50% de liquidité pour limiter vos pertes en cas de baisse et éventuellement réinvestir au moment opportun. 

Diversifier son portefeuille

La diversification est également un outil particulièrement efficace pour limiter ses pertes. En effet, en investissant sur un seul support, vous devenez dépendant des mouvements du support.

Si vous investissez sur une multitude de support, et que l’un d’eux par en berne, les autres pourraient potentiellement compenser les pertes du support qui a chuté. 

La diversification ne se limite pas à investir sur différentes actions. En effet, il faut prendre en compte le secteur, la zone géographique, et le marché. De plus, il est également recommandé de diversifier les supports d’investissement. Vous pouvez par exemple allouer une partie de vos fonds à des titres vifs, une partie à des fonds d’investissement, une partie à des supports immobiliers, une partie à des supports en euros garantis, et une partie à des produits structurés.

La diversification demeure à ce jour l’un des principaux fondement de la gestion de patrimoine.

Quelques outils : fonds d’investissement et produits structurés 

Face à la baisse des marchés et pour faciliter son entrée sur le marché, il est également possible d’investir dans des fonds d’investissements et des produits structurés. 

Les fonds d’investissement

Les fonds d’investissement vous permettent d’investir sur les marchés financiers en profitant de l’expertise de l’équipe de gestion et de la diversification du fonds. Il existe différents types de fonds ayant des thématiques et des stratégies d’investissement qui varient significativement d’un fonds à l’autre. 

Il vous appartient donc de sélectionner un, ou des, fonds qui correspondent à vos objectifs et vos convictions. Investir dans ce cadre permet de sécuriser un peu son opération mais ne garanti pas votre capital pour autant. 

De notre coté, il y a plusieurs mois, nous avons fait le choix de travailler, en partenariat avec Sanso IS,  un fonds de fonds composé d’une dizaine de thématiques d’investissement sur les megatrends. Les megatrends sont les secteurs qui devraient entrainer des changements structurels profond de l’économie et de la société au cours des prochaines décennies. C’est le cas par exemple des secteurs de la transition énergétique, de la technologies (IA, Cloud, Robotique) de la santé (Biotech ..), et de la démographie (Projet d’urbanisation, changement démographiques et géopolitiques..). D’ailleurs, nous pensons que les événements actuels valident “malheureusement” nos convictions d’investissement puisque cette crise mets en lumière les besoins criant et urgent de changer une partie de notre modèle de développement ainsi que la fragilité de notre équilibre. 

Si vous souhaitez obtenir des informations sur notre fonds, vous pouvez contacter nos conseillers.

Produits structurés

Un produit structuré est un contrat souscrit auprès d’une banque avec des modalités de sorties connues à l’avance. La performance du produit sera indexée sur un indice, une action, un panier d’action ou un fonds d’investissement (nommé ci-après sous-jacent). 

Le produit a une durée de vie maximum définie à l’avance comprise entre quelques mois et quelques années. En fonction de l’évolution du sous-jacent, vous pourrez percevoir des coupons, pendant la durée de vie du produit ou à la sortie, et récupérer votre capital si le produit se déboucle dans de bonnes conditions. 

L’intérêt des produits structurés portent notamment sur la protection qu’ils apportent. En effet, en fonction des contrats, vous pourrez bénéficier d’une garantie en capital, et en coupon, parfois jusqu’à 40% de baisse du sous-jacent. 

Par exemple, pour un produit structuré offrant une protection du capital et des coupons jusqu’à -40% sur une durée de 10 ans et un coupon distribuant 6% par an, voici les trois hypothèses de sortie :

  • Si le sous jacent est supérieur ou égal à son niveau d’origine, l’investisseur percevra son capital (X€) plus tous ses coupons (6%/an).
  • Si le sous jacent a perdu moins de 40%, l’investisseur percevra son capital investi plus l’intégralité des coupons (6%/an).
  • Si le sous jacent à perdu plus de 40%, l’investisseur percevra son capital diminué de la performance négative de l’indice et subira, dans ce cas, une perte en capital. Par exemple si l’indice à perdu 61% l’investisseur récupérera 39% de son capital.

Dans le cadre d’un marché en V ou baissier, les produits structurés prennent donc tout leur sens. En effet, les marchés qui subissent des pertes de plus de 30% selon les secteurs ont nettement moins de chance de baisser d’avantage. Si à cela on ajoute une protection à 40%, le sous jacent devra atteindre des niveaux très bas avant d’entraîner un risque de perte en capital pour l’investisseur. 

Un tel scénario demeure relativement peu probable compte tenu de la structure de notre économie. En prenant une protection en cas de chute, dans un marché qui a déjà fortement baissé, vous mettez donc les probabilités de votre côté, et vous pourrez également profiter d’un potentiel retour du marché à la hausse tout en réduisant votre risque de perte. 

Notre cabinet construit ses propres produits structurés. Si vous souhaitez les découvrir et en savoir plus, vous pouvez joindre nos conseillers en investissement financier par téléphone : 01 72 38 99 34 ou par mail.

Farnault Investissement.

Notre cabinet de conseil en gestion de patrimoine gère 130 millions d’euros pour le compte de 230 familles et entreprises. Nous élaborons des stratégies d’investissement sur mesure, nous optimisons les solutions mises en place et la fiscalité.

Benjamin Pansier est conseiller en gestion de patrimoine junior. Il accompagne les clients de notre cabinet dans l’élaboration et l’optimisation de leur stratégie d’investissement. Son expérience lui permet également de participer activement au développement de la présence en ligne du cabinet de conseil en gestion de patrimoine Farnault Investissement.


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